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La demande du marché.

· Demandes individuelles et demande du marché.

Si les demandes individuelles sont décroissantes, l’agrégation de ces demandes donne une demande de marché décroissante.

La demande de marché peut être décroissante même si les demandes individuelles ne l’étaient pas. Ex : pour une voiture,  si elle est au dessus d’un certain prix, on attend ; à un certain prix, on achète. Mais même si le prix est faible, on achète une seule unité.

· L’effet d’un impôt indirect.

Un impôt indirect frappe un bien. Un impôt direct frappe les personnes physiques ou morales.

2 types d’impôt indirect :    – un impôt spécifique = il correspond à une valeur fixe par unité vendue.

– un impôt ad valorem = il dépend de la valeur des biens.

Avec l’apparition d’un impôt indirect :

le prix producteur = le prix consommateur – le coût de l’impôt.

Le coût marginal de production ne change pas, mais la nouvelle offre se déplace vers le haut à gauche ( déplacement de O1 en O2).

Le gain pour l’état apporté par cet impôt est donc égal au coût unitaire de cet impôt multiplié par la quantité vendue de bien frappé par cet impôt.

Dans le cas d’une demande très élastique, la mise en place d’un impôt indirect, fait peu évoluer le prix d’équilibre, alors que la quantité d’équilibre varie beaucoup.

Le consommateur paye une part très réduite de l’impôt, alors que le producteur en paye une part importante.

Dans le cas d’une demande très inélastique, la mise en place d’un impôt indirect entraîne une variation importante du prix d’équilibre, et une faible variation de la quantité d’équilibre.

Le consommateur paye une part très importante de l’impôt, alors que le producteur n’en paye qu’une part très réduite.

Mesure quantitative de la sensibilité de la demande

· La mesure de l’élasticité.

Valeur absolue de la pente » , mais cette formule donne des résultats différents selon l’unité utilisée.

Pour mesurer l’élasticité, on prend une formule qui ne varie pas selon les unités.

e = = . Elle donne la valeur en % de la quantité demandée si le prix augmente de 1 %.

· Elasticité et courbes de demande.

Avec une demande inélastique, l’élasticité est nulle.

Car D X = 0, donc =0 et = 0. De A en B ® DX = 0 et DpX = p1 – p0.

Avec une demande élastique, l’élasticité est illimitée.

Car DpX = 0, = 0 et = + ¥

Si la courbe de demande est une droite, l’élasticité n’est pas constante (elle diminue quand on se déplace sur la courbe de gauche à droite)

Il y a élasticité constante si la courbe de demande est une branche hyperbole.

La demande d’un bien est     – élastique si l’élasticité est > à 1

– d’élasticité unité si l’élasticité est égale à 1

– inélastique si l’élasticité est < à 1

· Elasticité et dépense totale.

Si la demande est :     – élastique, une augmentation du prix entraîne une baisse des dépenses consacrées à ce bien.

– d’élasticité unité, la dépense totale reste constante quand le prix augmente.

– inélastique, une augmentation du prix entraîne une hausse des dépenses consacrées à ce bien.

Dd = X× pX ® si pX augmente de 1 %, la variation du prix sera de 1 % ; celle de la quantité de – e % ; celle de la dépense de (1-e) %.

· Les facteurs influençant l’élasticité de la demande, les autres élasticités.

* Les facteurs dont dépendent l’élasticité sont :

– la nature des biens : un bien de première nécessité a une demande très inélastique, des loisirs ont une demande très élastique.

– l’existence de substituts : l’existence de substituts proches accroît l’élasticité de la demande, car il est facile d’acheter un substitut proche quand le prix du bien considéré augmente.

– la part de revenu consacré au bien : plus la part est importante, plus les consommateurs sont sensibles au prix du bien. La demande sera donc plus élastique.

– le temps : la demande de la plupart des biens est plus élastique à long terme qu’à moyen terme.

* Les autres élasticités :

– l’élasticité revenu : à prix constant, la quantité demandée augmente quand le revenu augmente.

– l’élasticité-prix croisée. Elle permet de définir la nature de deux biens

Si elle est  – positive : les deux biens sont des biens substituts.

– négative : les deux biens sont des biens compléments.

– nulle : les biens ne sont ni substituts, ni compléments.

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Demande et élasticité
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