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Le prix d’un bien devrait en toute logique dépendre d’une façon ou d’une autre de la valeur qu’il représente aux yeux des consommateurs. Mais paradoxe de l’eau et des diamants prouve que l’utilité d’un bien peut être déconnecté de son prix. Il a été résolu à la fin du 19ème par les néoclassiques (Jevons, Menger, Walras, …)

L’utilité

· Utilité totale, utilité marginale.

Nécessité de modéliser les choix des consommateurs = ils vont dépenser leurs revenus en choisissant les consommations de la manière qui leur procure le plus d’utilité. L’unité de mesure de la satisfaction procuré par un bien est l’util, mais il pose des problèmes pratiques (dur d’évaluer combien d’utils procure un bien).

Utilité totale d’un panier de biens = pour un consommateur, la somme la plus élevée que ce consommateur acceptera de payer volontairement en échange de ce panier. Elle est propre à chaque consommateur.

Utilité marginale d’un bien = supplément d’utilité que lui procure une unité supplémentaire du bien.

· L’utilité marginale décroissante.

Plus grande est la quantité d’un bien que le consommateur possède déjà, plus l’utilité marginale de ce bien devient faible. Cette loi est valable pour tous les consommateurs sauf un collectionneur, ou pour un bien dont la consommation génère de l’accoutumance.

· Maximisation de l’utilité.

Chaque consommateur dispose d’un revenu limité : il le dépense donc de manière à maximiser son utilité totale retirée de la consommation de l’ensemble des biens. Pour maximiser son utilité, le consommateur doit acheter la quantité de chaque bien pour lequel le prix est égal à l’utilité marginale.

Le prix est un élément objectif qui s’impose à tous alors que l’utilité (totale ou marginale) est une donnée subjective et individuelle.

Construction de la courbe de demande

· Utilité marginale et demande.

La colonne d’utilité marginale donne la quantité achetée pour chaque valeur de prix. On trace une courbe, qui permet de savoir les quantités achetées pour toutes les valeurs.

· Retour sur le paradoxe de l’eau et des diamants.

Explication relève de la distinction utilité totale / utilité marginale. Si un bien est rare, l’utilité marginale est très élevé, et les consommateurs sont prêts à payer un prix élevé pour l’obtenir.

· Prix et revenu.

Variation de revenu = si le revenu d’un consommateur augmente, il va augmenter sa consommation des biens. Mais il va diminuer sa consommation des biens inférieurs (= biens de moindre qualité). Pour un bien normal, il va augmenter sa consommation.

Quand on est plus riche, on est prêt à payer plus cher le même bien, car son utilité totale augmente.

Variation des prix = elle a des effets elle-même, mais aussi par l’intermédiaire du revenu réel. Si le prix diminue, le revenu réel augmente = si le consommateur a acheté à l’ancien prix, une baisse des prix va augmenter son revenu disponible.
L’effet de substitution correspond à la variation de quantité demandée consécutive au pur changement de prix.

Cas d’un bien normal = le prix augmente :       – effet de substitution = la quantité augmente.

– effet de revenu = la quantité diminue.

Cas d’un bien inférieur = le prix augmente :       – effet de substitution = la quantité diminue.

– effet de revenu = la quantité augmente.

=> très généralement, il en découle une baisse des quantités, mais bien GIFFEN = un bien inférieur pour lequel l’effet de revenu l’emporte sur l’effet de substitution : quand le prix augmente, la quantité augmente ; quand le prix baisse, la quantité diminue.

Droite de budget, courbes d’indifférence, et équilibre des consommateurs.

· La droite de budget.

* Définition : elle représente pour un individu ou un ménage toutes les combinaisons de deux biens qu’il peut acheter en dépensant tout son revenu.

* Caractéristiques de contrainte : elle donne les quantités maximum = consommateur peut acheter n’importe quel point sur  la droite ou dans la zone des consommations accessibles (il garde alors une part de son revenu).

* Mouvements :  – modification de revenu : si hausse de revenu, la droite de budget se déplace parallèlement vers le haut ; si baisse, déplacement vers le bas.

– modification du prix d’un bien : le prix du bien X augmente, celui du bien Y reste stable : la droite de budget pivote autour du point Ymax en se rapprochant de l’origine.

· Courbes d’indifférence.

* Définition : courbe reliant tous les paniers de biens qui sont également désirables par le consommateur. Il y a indifférence entre des paniers de biens quand ils procurent la même utilité totale.

* Propriétés des courbes d’indifférence :

– le consommateur préfère consommer un panier de biens situé sur une courbe d’indifférence plus élevée à un panier quelconque figurant sur une courbe plus basse. (transitivité des préférences)

– deux courbes d’indifférence ne se coupent jamais.

– la pente d’une courbe d’indifférence est négative. <0. Rapport – = taux marginal de substitution : il donne le nombre d’unités de Y que le consommateur est prêt à céder volontairement en échange d’une unité de X pour qu’il reste sur la même courbe d’indifférence.

– les courbes d’indifférence sont convexes : plus le consommateur a de X, plus la quantité de Y qu’il exige en échange d’un unité de X est faible.

– le niveau d’utilité de deux points situés sur la même courbe est égal.

– une courbe d’indifférence est définie par une équation de type U(X;Y) = constante.

– le TMS est égal au rapport des utilités marginales.

. Si TMS = 3, X est 3 fois plus intéressant que Y.

· L’équilibre du consommateur.

* Détermination de d’équilibre : le consommateur sera à l’équilibre si compte tenu de sa contrainte de budget, il obtient le

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Les consommateurs
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