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Les facteurs mondiaux d’insécurité de la Première Guerre Mondiale à la Deuxième Guerre Mondiale

Les facteurs idéologiques

La doctrine juridique de la Herrschaftsgewalt (= de la puissance dominante) fondée par Jellinek, Gerber, Seydel

Léon Duguit : « la première guerre mondiale a été, non pas le choc de 2 groupes de nations, mais le choc de 2 idées. Elle a été la lutte de l’idée de l’état puissance commandante souveraine, contre l’idée de l’état collaboration des membres d’un même groupe national travaillant ensemble à la réalisation de la justice et du mieux-être ».

Cette doctrine est caractérisée par le fait que l’état existe comme un être distinct de la nation, des individus, du territoire. Il formule des ordres inconditionnés et peut exercer la contrainte dans sa plénitude. Il ne paraît pas possible de fixer des limites juridiques au pouvoir de l’état. La doctrine de la Herrschaftsgewalt aboutit à l’absolutisme des gouvernants : c’est la doctrine de la toute puissance de l’état.

Cette doctrine a été contrarié par :

  • l’idéologie coloniale de la France (développée au 19ème par E. Renan et J. Ferry), car l’état allemand n’a pas admis que l’énergie renaissante de la France puisse mettre en cause sa puissance.
  • l’idéologie démocratique. La doctrine juridique française enseignait que la nation, sujet du droit de puissance publique, délègue l’exercice de la puissance publique à des représentants, alors que la doctrine allemande ne distingue pas la nation et ses représentants. La doctrine est moins démocratique, car il n’y a pas de rapport de droit entre la nation, l’état et les représentants.
  • les aspirations nationales au sein de l’Europe centrale. Alors que la doctrine française favorisait les aspirations nationales en raison de la place qu’y occupe la souveraineté nationale, la doctrine allemande a été inventée pour construire un état allemand et assurer la domination d’une nation sur les autres. L’état allemand s’est donc construit contre les aspirations nationales. Suite à l’assassinat du prince d’Autriche à Sarajevo le 28/6/1914, l’Allemagne assure son soutien à l’Autriche le 5/7. Le 23/7, l’Autriche lance un ultimatum à la Serbie, puis le 28 lui déclare la guerre. Le 1/8, la Russie et l’Allemagne entre en guerre, puis le 3/8, déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne. Si l’Allemagne apporte son soutien à l’Autriche, c’est que les agitations mettent en péril l’empire austro-hongrois, mais aussi l’empire allemand. Elle a donc apporté son soutien à une lutte contre les nationalistes.

Le national socialisme : un prolongement de la Herrschaftsgewalt

Il est caractérisé par le racisme (« race aryenne allemande à laquelle s’impose le devoir de dépeupler ») et l’idéologie nihiliste (Rauchning : « il n’y a jamais eu, il n’y a pas de but que le National Socialisme ne soit près à abandonner ou à proposer n’importe quand pour les besoins du mouvement »).

Antagonisme avec le communisme russe : c’est un mouvement profondément anti-marxiste et anti-communiste, car beaucoup de théoriciens marxistes sont juifs et la population de l’URSS, en majorité slave est une race inférieure. De plus, l’extrême gauche allemande avait tenté de renverser la République de Weimar.

Antagonisme avec la capitalisme : il s’agit d’une idéologie juive, et un facteur d’aliénation du peuple allemand qu’il détourne de son propre idéal = assurer sa supériorité raciale. Les nazis ont cherché à modifier l’ordre social antérieur en substituant aux appartenances de classe, religieuse, régionale, … une conscience nationale exacerbée, destinée à galvaniser le peuple allemand en vue de la guerre.

L’ultra nationalisme japonais

ce n’est pas un corps de doctrine très rigoureux, mais un fourre tout, caractérisé par un anti-occidentalisme. Cela est dû au fait que les japonais ont souffert d’un sentiment d’infériorité entre 1914 et 1945, et l’expansion coloniale de l’occident en Asie a remis en cause les valeurs japonaises par l’occidentalisation du Japon.

Le Japon va se faire le champion d’une expansion coloniale considérée comme le seul antidote à l’emprise européenne en Asie (exemple de la guerre Russie / Japon en 1904-1905). Dans le contexte de la GM2, le Japon en a profité pour s’emparer des établissements allemand en Extrême-Orient. Les 6-7/12/1941, attaque de Pearl-Harbour : le Japon se lance dans la guerre du Pacifique.

Les facteurs économiques et militaires d’insécurité

Déstabilisation de l’économie mondiale

  • les crises monétaires des années 20 = la plus extrême fut en Allemagne (hyper-inflation et inflation galopante), due aux exigences alliées de réparation.
  • la grande dépréciation des années 30 = le krach boursier d’octobre 29 a fait aux USA, chuter la productivité de 50% en 3 ans, augmenter le chômage de 22 points en 4 ans, et baisser les prix agricoles de 50% en 3 ans.

L’échec du désarmement :

la Conférence de Washington sur le désarmement naval (11/1921 à 2/1922) a fixé des proportions que pourraient garder les signataires : si USA = 5, alors GB =5, Japon =3 , France et Italie =1.75. Pas de vrai désarmement.

La conférence générale sur le désarmement de 1932 à 1935 (préparée de 1926 à 1931) réunissait 62 pays : plusieurs plans de désarmement qui ont tous été des échecs. Le 14/10/33, l’Allemagne a quitté la Conférence (le 19/10 : elle a quitté la SDN).

La remilitarisation de la Rhénanie (mars 36) : violation directe du traité de Versailles, qui a été tolérée.

Les facteurs mondiaux d’insécurité de la fin de la seconde guerre mondiale à 1991

Les facteurs idéologiques

Le communisme russe : Nicolas Berdiaev

C’est un système totalitaire qui méprise autant la personne humaine que le Nazisme.

Manifestation d’antagonisme avant la fin de la GM2 : le pacte germano-soviétique du 23/8/39 n’a été signé par l’URSS que pour gagner du temps afin de se renforcer militairement. Ce pacte est la preuve de la duplicité de l’URSS et le fondement de sa politique hégémonique.

Manifestation d’antagonisme dès la fin de la GM2 : dans les mois qui précèdent la fin de la guerre, effondrement de la Grande Alliance. L’URSS impose sa conception des sphères d’influence, selon laquelle chaque grande puissance doit être assurée de sa prédominance dans une sphère déterminée. C’est une négation de la conception américaine selon laquelle tout le monde partage un intérêt commun dans toutes les affaires du monde. De plus, l’URSS a crée des institutions : le 5/10/47 = le Kominform (assure l’unité d’action des PC) ; l’OECE (organisation européenne de coopération économique) créé le 16/4/48, devenue OCDE en 60 est contrée par le la création le 24/1/49 du COMECON (réunion des états communistes dans une structure à but commercial) ; en 49, la création de l’OTAN précède le pacte de Varsovie de 55.

Le communisme chinois

la Chine se veut beaucoup plus dure à l’égard du capitalisme que l’URSS. Elle a reproché à l’URSS d’être trop timide vis-à-vis des impérialistes et de tout faire pour éviter un nouveau conflit mondial. Les dirigeants chinois envisageaient beaucoup plus sereinement que les russes la perspective d’un 3ème conflit mondial. En 57, Mao déclare qu’une guerre nucléaire ne serait pas mauvaise pour le monde, car l’impérialisme s’écroulerait et le socialisme dominerait le monde.

L’antisovietisme du communisme russe : rupture sino-soviétique le 15/6/59 après que l’URSS ait dénoncé les accords secrets de 57 sur la coopération nucléaire entre les 2 pays. Divergences idéologiques : l’URSS est taxée de révisionnisme par les idéologues chinois = le système russe est pervertie car une nouvelle bourgeoisie s’est développée à l’intérieur du parti et restaure le capitalisme. Affrontements de l’Oussouri en 3/69 : une petite île de 1 km² (Damanski ou Chenpao) est revendiquée par les 2 pays ; nombreux incidents frontaliers en 8/69. Les tensions entre URSS et Chine atteignent alors leurs paroxysmes (d’après l’américain Kissinger, l’URSS était prête à attaquer les installations nucléaires chinoises) puis sont redescendues.

L’anticommunisme

Ce n’est pas une idéologie très structurée = elle regroupe le capitalisme, le libéralisme, …

Nombreuses manifestations verbales : Truman = le communisme est la volonté d’une minorité imposant par la force sa domination sur la majorité ; Heisenhower = affrontement E / W équivaut à bien / mal ; Reagan = URSS est l’empire du mal.

Quelques manifestations plus concrètes : la collusion entre militaires et industriels pour poursuivre la course au surarmement a été perçue comme une volonté d’infléchir la politique. Mais, aujourd’hui, on lui attribue le mérite de l’effondrement du communisme, car cette course a ruiné l’URSS. Certaines doctrines ont été élaborées pour contrer le communisme : la théorie des dominos (il faut éviter la propagation du communisme, car quand un état devient communiste, il en entraîne un autre), le MacCartisme (1950-1954), …

Les facteurs militaires

La montée en puissance du péril nucléaire

La naissance de l’arme = 16/7/45, les américains réussissent le premier essai d’explosion d’une bombe nucléaire. Bombe A : arme atomique reposant sur le principe de la fission d’atomes lourds d’uranium. Le 6/8 et le 9/8, deux bombes explosent au dessus de Hiroshima et Nagasaki (80.000 morts à Hiroshima, 40.000 à Nagasaki).

Cette arme a 4 effets : thermique (boule de feu de plusieurs milliers de degrés qui se dilate et refroidit en quelques secondes), l’effet de choc (surpression avec des vents violents à 1.000 km/h qui s’inversent), radioactivité (rayon gamma qui entraîne mort immédiate ou dans le futur) et impulsion électromagnétique (détruit tous les moyens de communication). Le Japon a capitulé le 2/9.

Les américains ont utilisé ces bombes pour empêcher que les russes participent à la victoire d’Extrême-Orient (ils devaient attaquer le Japon 3 mois après la capitulation allemande = le 8/8, mais le 14/8, la guerre est terminée), et le président Truman voulait raccourcir la guerre pour éviter la mort de nombreux soldats (la guerre aurait dû prendre fin dans l’hiver 47, et la reconquête du Japon était estimé à 0.5 ou 1 million de morts, or en 14-18, seulement 53.000 morts chez les américains, et en 39-45, déjà 200.000 morts).

Le développement de l’arme : d’abord quantitatif = en 45, seuls les USA la possède ; l’URSS l’a en 8/49, la GB en 52, la France en 02/60, la Chine en 64, l’Inde en 74, et on suspecte le Pakistan et Israël de l’avoir.

Développement qualitatif ensuite :

  • la bombe H (thermonucléaire : repose sur le principe de la fusion nucléaire = il faut la bombe A comme détonateur) : USA en 52, URSS en 53, GB en 57, Chine en 67, France en 68 ; puis la bombe à neutrons (rayonnement renforcé = détruit uniquement les hommes, les infrastructures restent utilisables) par les USA en 81.
  • la miniaturisation des armes nucléaires : on peut les utiliser dans des guerres de conquête sans tout détruire.
  • la mise au point de missiles balistiques

L’URSS a vite eu un avantage (T1 et T2 = 2.500 kms de portée, puis T3 en 57 = 10.000 kms). Ils se différencient selon la portée : Inter Continental Balistic Missile (6 à 13.000 kms), Intermediate Range Balistic Missile (2.400 à 6.000 kms), Medium Range Balistic Missile (1.800 à 2.400 kms), Short Range Balistic Missile (moins de 1.800 kms), Sea Launched Balistic Missile et Multiple Independently-targeted Re-entry Vehicules sont très durs à contrer. Les Anti Balistic Missile ne sont pas nécessairement des armes nucléaires, mais ont une fonction déstabilisatrice de la logique nucléaire, car un pays qui a de bons missiles antimissiles peut attaquer une puissance nucléaire (il craint beaucoup moins sa réaction).

Les doctrines d’utilisation de l’arme : quand seuls les USA avaient l’arme = riposte nucléaire massive (doctrine Dulles) en cas d’attaque de l’URSS en occident ; dès que l’URSS a eu l’arme = logique de la riposte graduée (doctrine MacNamara) avec opposition guerre totale (armes stratégiques) et guerre limitée (armes nucléaires tactiques seulement).

La doctrine Kissinger reprend cette distinction et développe l’idée que les USA doivent posséder les armes nécessaires aux 2 genres, car une guerre limitée risque de dévier vers une guerre totale. Il a toujours été sur qu’une attaque russe sur les USA aurait entraîné une riposte américaine, mais il a été difficile de savoir comment réagiraient les USA en cas d’attaque sur les alliés occidentaux.

La crise des euromissiles a montré les difficultés d’utilisation des doctrines : en 77, les russes ont installé des SS20 en Allemagne de l’est et les américains ont répliqué en installant des Persching2 en Allemagne de l’ouest. L’opinion publique était contre ces missiles car ils auraient été utilisés en Allemagne. Pour pallier ces incertitudes, la GB et la France se sont dotées d’armement nucléaire autonome. Leur accession avait pour but la dissuasion : logique de la riposte graduée en cas d’attaque sur le territoire national, et théorie de défense du territoire sanctuaire vis-à-vis des alliés.

Les crises faisant intervenir l’arme nucléaire : guerre de Corée (contre les chinois), intervention franco anglaise dans la zone du Canal de Suez (URSS a menacé d’une utilisation en France et GB si l’intervention n’est pas stoppée), affrontement Chine – URSS (1969), guerre du Kippour (1973 : Israël aurait préparé des armes non utilisées car retournement de situation en leur faveur).

Seule crise au cours de laquelle on a vraiment songé à utiliser l’arme = Cuba. Le 16/10/62, le président américain apprend le résultat d’une mission espionne qui révèle la présence de missiles russes à Cuba. Trois possibilités : envahir Cuba (risque de représailles russes), bombarder Cuba (peur de Pearl Harbour 2), blocus de Cuba pour empêcher les cargos qui apportent le matériel d’arriver avec un ultimatum lancé à l’URSS pour retirer ses rampes. Kennedy a choisi la troisième possibilité : les cargos russes ont fait demi-tour, les missiles ont été retirés sous le contrôle de l’ONU, l’URSS s’est engagée à ne pas réinstaller des armes à Cuba et les USA à ne pas envahir Cuba.

L’illusion du désarmement nucléaire

Les grandes phases de l’Arms Control. Dès que les Américains ont mis au point l’arme, ils ont fait en sorte d’être les seuls à la détenir = loi MacMahon d’août 46 consacre le secret autour du projet, y compris vis-à-vis des alliés. L’URSS a agi dans le même sens (dénonciation de l’accord Chine/URSS). Dans les années 60 et avec le traité de Moscou de 63, début du désarmement avec l’interdiction des essais nucléaires atmosphériques (frein à la mise au point car les essais souterrains sont techniquement plus difficiles). Signature en 1968 du TNP : les états qui n’ont pas l’arme au 1/1/67 acceptent de ne pas chercher à l’acquérir et de se soumettre à un contrôle de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Les états qui avaient déjà l’arme ne s’engagent qu’à éviter toute prolifération, mais pas à réduire leur arsenaux. Cette logique inégalitaire n’a pas été acceptée par tous : certains états n’ont pas signés.

A partir de 69, les états nucléaires se sont engagés à se désarmer :

  • SALT 1 (Stratégic Arms Limitation Talks) a été signé à Moscou le 26/5/72 par Brechnev et Nixon. Il exclue les armes tactiques, et ne parle que de limitation. Il contient un traité ABM, qui limite les sites antimissiles pour empêcher les USA et l’URSS de se soustraire à la logique de la destruction mutuelle assurée.
  • SALT 2 signé à Vienne le 18/6/79, suivi d’un projet d’accord sur SALT 3, mais tout a été remis en question par l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS et la crise des euromissiles.

Les discussions ont reprises à partir de 1987 après la signature du Traité de Washington qui a mis fin à la crise des euromissiles.

  • START 1 en 1991 (STratégic Arms Reduction Talks) ne concerne toujours que les armes tactiques, mais il s’agit de réduction, et non plus de limitation.

Augmentation constante des arsenaux nucléaires : les processus de négociations engagés entre les USA et l’URSS en 69 sont un objectif stratégique destiné à canaliser leurs forces, mais il n’y a pas eu de vraies concessions. De 72 à 91, le nombre de missiles stratégiques a enregistré une croissance régulière, car la qualité des armes nucléaires s’est considérablement améliorée.

START 1, affichait une réduction de moitié des armes nucléaires, mais les chiffres sont 4 fois plus important qu’en 69.

                    1971                    1989                    1991                    START 1

USA            4600 ogives        13000                   12000                 10395
URSS          2100                    11000                   10000                  8040

Une des grandes limites de ces traités est qu’ils ne concernent que l’URSS et les USA.

Les facteurs mondiaux d’insécurité depuis 1991

Les facteurs idéologiques

L’islamisme radical

Les véritables courants islamiques = des mouvements politiques dont l’objectif clairement avoué est d’organiser des états selon les principes religieux tirés du Coran

Le monde musulman n’est pas homogène : division entre Chiites et Sunnites (pour les Chiites, seul Ali, gendre de Mahomet, a vocation à diriger la communauté musulmane ; pour les Sunnites, ce rôle revient à Abou Bakr, qui a été chargé par Mahomet de diriger la prière) et différences ethniques (césure entre peuples arabes et non arabes). Ex : mouvement du Hezbollah libanais, mouvement du Hamas palestinien, FIS algérien, mouvement des frères musulmans égyptien, Talibans afghans.

Le panarabisme drapé dans l’islamisme = exemple de l’Irak

Saddam Hussein encourageait les irakiens à se lancer dans une guerre sainte contre les occidentaux, pourtant il n’est pas islamiste. Il est laïque et même baasiste = membre du parti Baas dont la devise est « Unité, Socialisme, Liberté » : une seule nation arabe a la mission éternelle de rassembler tous les arabes dans un même état indépendant.

L’anti-occidentalisme dénonce la mécréance et l’ignorance occidentale.

Dénonciation de l’expansion coloniale et critiques sur le passé et le présent colonial de l’occident.

L’anti-islamisme

  • diabolisation par l’occident des héros négatifs arabes = Kadafi, Hussein, Khomeiny, Arafat,…
  • les erreurs de l’occident : après la défaite militaire de l’Irak dans la guerre du Golfe, l’ONU s’est efforcée d’obliger l’Irak à respecter des résolutions. Les représailles militaires des USA en cas de non respect ont fissuré la coalition anti-Hussein.

Les facteurs militaires.

Diminution du risque de guerre nucléaire est/ouest

Moratoires nucléaires à l’est et à l’ouest

Les états se sont engagés dans une politique de suspension des essais nucléaires = Russie en 91 ; USA en 92 ; France en 93 (remise en cause en 95). Cette politique a abouti à la signature du Comprehensive Test Ban Treaty le 10/9/96 dans le cadre de l’AGONU = arrêt définitif des essais nucléaires. La France et la GB ont signé le CTBT le 6/4/98 (premiers pays des 5 puissances nucléaires).

La poursuite du désarmement

Signature de START 2 le 3/1/93 = ne se borne pas à fixer des plafonds, mais prévoit la suppression de certaines catégories d’armes : les USA et l’URSS ne gardent que 3500 ogives nucléaires chacun, et les Mir20 (missiles à têtes multiples) sont interdits. Ce texte doit s’appliquer d’ici à 2003, mais le désarmement coûte cher, et la Russie espère des aides extérieures dans ce domaine (accords de coopération avec USA, GB, France,…)

L’émergence du risque de guerre nucléaire nord/sud :

Dissémination des armes et des cerveaux nucléaires de l’ex URSS

En 93, l’Iran aurait acquis des charges nucléaires en provenance du Kazakhstan. Face à ce risque, les occidentaux ont financé des mesures pour atténuer la dissémination = rapatriement des armes tactiques sur le territoire russe (engagements de l’Ukraine, de la Biélorussie et du Kazakhstan), financement de centres de recherche pour contrer la fuite des cerveaux,…

Les pays faisant des recherches pour acquérir l’arme

15 états étaient recensés en 1990 = l’Algérie, l’Afrique du sud, l’Argentine, le Brésil, les 2 Corée, Taiwan, la Syrie, l’Egypte, l’Irak, la Libye, l’Iran, le Pakistan, Israël et l’Inde. L’Afrique du Sud, l’Argentine et le Brésil ont abandonné toute recherche en signant le TNP en 91, l’Irak et la Libye sont hors jeu (bombardements), alors qu’Israël et l’Inde sont des puissances nucléaires (travail de perfectionnement).

L’armement chimique

Le désarmement chimique

Signature à Paris du Traité de désarmement chimique le 13/1/93. Il va beaucoup plus loin que son prédécesseur de 1925, qui interdisait l’usage de gaz. Le nouveau traité interdit de produire, stocker et utiliser des armes chimiques, et prévoit la destruction des stocks existants d’ici à 2003 (2008 si difficultés). Des procédures de contrôle par inspections sont susceptibles de s’opérer dans des délais très courts et il est impossible de s’y opposer.

Les limites de ce traité

une centaine d’états ont signé ce traité, mais il manque certains pays arabes qui souhaiteraient que soit établi un lien entre le désarmement chimique et nucléaire (allusion à Israël). On ne sait pas non plus si les armes biologiques sont concernées.

Les facteurs écologiques.

Risque de pollution nucléaire

Le nucléaire civil

Depuis l’explosion de la centrale de Tchernobyl en 86, le réacteur n’est toujours pas protégé de façon sûre. Il faudrait construire une grande usine de démantèlement autour du sarcophage déjà existant, mais il y a un problème pour son financement. Les centrales de conception soviétique représentent aujourd’hui 11% du parc électronucléaire mondial, soit 60 réacteurs répartis dans 6 pays différents = aucun ne répond aux normes de sécurité imposées à l’ouest.

2 catégories : VBER et RBMK = les plus dangereux. 11 sont encore en service (4 en Bulgarie = 30% de la production). Ils représentent 40% de la production d’électricité russe. On essaye donc d’améliorer le niveau de sécurité de ces réacteurs : les européens ont proposé 700 millions de dollars, mais il faudrait 15 milliards pour mettre ces centrales à un niveau de sécurité proche de celui de nos centrales.

Le nucléaire militaire

Depuis 63, on considère que 7 sous-marins nucléaires ont fait naufrage, dont 5 avec des armes nucléaires. Autre source de pollution : cimetière de déchets nucléaires militaires dans la mer de Bahreïn.

Les autres risques de pollution

L’effet de serre

Le phénomène de réchauffement de la planète semble être dû à l’accélération de la production et à la dégradation de la couche d’ozone par le gaz carbonique, le méthane, les CFC. La Conférence Internationale de Rio de juin 92 = le Sommet de la Terre a réuni 128 chefs d’état et de gouvernements, qui ont élaboré une convention limitant l’émanation des gaz renforçant l’effet de serre. Mais de nombreuses difficultés font jour car cela coûte cher et beaucoup de pays ne pourront pas la mettre en œuvre : URSS, pays de l’est, pays en voie de développement,… Or, ce sont surtout ces états qui contribuent à augmenter l’effet de serre en déforestant,…

Du 1 au 11/12/97, 159 pays se sont réunis à Kyoto : accords sur une réduction moyenne des rejets de gaz nocifs (à effet de serre) d’ici 2012. Les USA ont instauré un droit à polluer en payant. Nouveau sommet prévu en 99 à Buenos Aires.

L’uniformisation du patrimoine génétique

En matière d’uniformisation des espèces végétales et animales, la Convention de Rio a abouti à une convention sur la bio-diversité signée par 154 états. Elle confère à tous les états le droit d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement. Les rédacteurs ont reconnu un droit de breveter les plantes, animaux et micro-organismes dont sont tirés des produits industriels. Les états riches du nord ont plus de chance d’en profiter, et les états du sud, qui sont les détenteurs des ressources doivent se contenter de royalties. Les USA avaient d’abord refusé cette convention, puis l’ont accepté. Elle est aujourd’hui entrée en vigueur.

Les facteurs démographiques et économiques

La révolution démographique mondial

Depuis l’an 1000, la population a été multipliée par 20 (doublement entre 1950 et 1990). La population européenne devrait diminuer dès le début du 21ème, tout comme au Japon et aux USA. L’explosion démographique a lieu dans le monde asiatique et surtout en Afrique. Il y a donc des risques de vagues migratoires déstabilisatrices car les richesses se trouvent surtout dans les pays occidentaux : en Europe, risques à l’est et au sud (Afrique noire et Maghreb).

La planète des pauvres

Aggravation de la pauvreté dans le tiers-monde

La Banque mondiale prévoit une concentration durable de la pauvreté dans le sous continent indien : en 85, 46.4% de la population y vivait en dessous du seuil de pauvreté (370$ par an), ils devraient être 44.5% en l’an 2000. En Afrique, 16.1% en 85 ; 32.4% en l’an 2000. La dette du 1/3 monde augmente : en 1970 = 67 milliards de dollars, 755 en 82, 950 en 90 et aujourd’hui plus de 1000 milliards de dollars.

Émergence de nouveaux pauvres

Surtout des états de l’est, y compris la Russie. La situation économique reste difficile, mais il y a de grandes ressources en matières premières et potentiel humain. Les états de l’est intéressent plus les occidentaux que les états du 1/3 monde : en 96, le FMI a plus prêté à la Russie qu’à tout le reste du 1/3 monde.

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Les facteurs mondiaux d’insécurité
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